Val d’Isère : les remontées gratuites et le lac de l’Ouillette
Une heure de route depuis La Rosière, et le contraste est net : là où notre station reste verte et pastorale, Val d’Isère montre un domaine skiable démonté, immense, avec ses pistes en herbe rase et ses télésièges immobiles au-dessus des alpages. Et un argument que La Rosière n’a pas.
Les remontées sont gratuites pour les piétons
C’est le point à retenir, et il tranche avec ce qui se pratique chez nous. Du 4 juillet au 30 août 2026, les remontées mécaniques de Val d’Isère sont gratuites pour les piétons. Pas de ticket, pas de pass à présenter : on monte.
La télécabine de Solaise est même réservée aux piétons et aux parapentistes — les VTT n’y sont pas admis. Elle dépose à 2 560 m en une dizaine de minutes. Seuls les vététistes paient, sur les autres appareils : environ 23 € la journée.
Attention aux horaires, plus serrés qu’on ne l’imagine : 9h45 à 16h45, dernière montée à 16h30. Ce n’est pas une remontée qu’on prend après le déjeuner en traînant.

Le lac de l’Ouillette, cinq minutes après la sortie
C’est la scène photographiée en tête de cet article. Le lac occupe un replat glaciaire au pied du massif de Solaise, à quelques minutes de marche de l’arrivée de la télécabine. Le tour complet fait environ 3 km, plat, praticable avec de jeunes enfants — mais pas en poussette.
Son altitude exacte dépend de la source consultée : 2 450 m sur une page de l’office de tourisme, 2 500 m sur une autre, 2 510 m sur le site de l’association qui gère le lac. Retenons « autour de 2 500 m », personne ne tranchera à votre place.
Sur place : tables de pique-nique, pêche à la truite, et le restaurant d’altitude La Plage de l’Ouillette, ouvert du 5 juillet au 30 août de 10h à 17h. Depuis les berges, la vue porte sur les sommets de la Vanoise et, 600 m plus bas, sur le lac du Chevril et le barrage de Tignes.

Un domaine skiable en été
L’intérêt du plateau tient aussi à ce qu’il donne à voir hors saison : les pistes redevenues prairies, les pylônes plantés dans l’herbe, les gares silencieuses, les chemins de service qui zèbrent les pentes. On mesure d’un coup d’œil l’emprise réelle d’une grande station, ce que la neige masque complètement en hiver.

Deux précautions
Les orages. Le ciel de nos photos n’est pas un effet de style : en août, les cellules se forment souvent en début d’après-midi sur ce secteur. Le plateau est totalement dégagé, sans abri entre le lac et la gare d’arrivée. Combiné à la dernière montée de 16h30, cela plaide pour une sortie matinale.
L’altitude. On passe de 1 850 m à La Rosière à 2 560 m sans effort, en dix minutes de cabine. Il fait couramment 10 à 13 °C là-haut quand le village en affiche le double, et le rayonnement solaire y est nettement plus mordant. Une couche chaude et une protection solaire, même par temps couvert.
Pratique
- Remontées gratuites pour les piétons du 4 juillet au 30 août 2026
- Télécabine de Solaise : 9h45-16h45, dernière montée 16h30, piétons et parapentistes uniquement
- Lac de l’Ouillette : environ 2 500 m, tour du lac 3 km, facile
- La Plage de l’Ouillette : 5 juillet-30 août, 10h-17h
- Depuis La Rosière : descente sur Bourg-Saint-Maurice, puis Sainte-Foy-Tarentaise et la RD902. Compter environ une heure de route (ordre de grandeur, non chronométré)
- Mi-août, la station est très fréquentée : ambiance animée et familiale, beaucoup de monde autour du lac en milieu de journée
