L’estive au Monal
De mai à septembre, les troupeaux occupent les alpages du Monal. Vaches en estive, prés fauchés, clôtures mobiles : le vallon est un espace de travail agricole avant d’être un décor de randonnée.
Ce que l’estive change pour le randonneur
- Refermer systématiquement les clôtures et portillons franchis, même s’ils semblaient déjà ouverts.
- Contourner largement les troupeaux plutôt que de les traverser, surtout en présence de veaux.
- Tenir les chiens en laisse. La présence de chiens de protection n’est jamais à exclure en alpage : si vous en croisez un, ne fuyez pas, contournez calmement le troupeau à bonne distance.
- Ne pas marcher dans les prés en cours de fauche : l’herbe couchée est une perte sèche pour l’exploitant.
Pourquoi ces prairies sont si fleuries
La richesse florale du vallon n’a rien d’accidentel : elle tient à une fauche tardive et à l’absence d’intrants. Là où des parcelles intensivement exploitées seraient déjà rases en août, celles du Monal restent hautes et colorées — ce qui explique aussi l’abondance de papillons.
C’est cette exploitation continue qui maintient le paysage ouvert. Sans les troupeaux et la fauche, le vallon se refermerait en friche, puis en forêt, et le hameau perdrait le panorama qui fait sa réputation.
Les produits de l’alpage
Le lait de ces estives alimente la filière fromagère de Tarentaise, dont le Beaufort d’alpage, produit uniquement l’été avec le lait des troupeaux montés en altitude. On en trouve dans les commerces de la vallée et sur les marchés de Bourg-Saint-Maurice.
Observations de terrain, 2 août 2026.
