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L’estive à 2 548 m

Posted on 6 août 2026 by in Col de la Chal | 0 comments

Vache couchée sur une croupe caillouteuse au col de la Chal

À 2 548 m, on est encore chez les vaches. Les troupeaux montent jusqu’aux crêtes du col de la Chal, et l’estive s’y poursuit tout l’été — bien au-dessus de la limite qu’on imagine.

Des tarines jusqu’au sommet

La tarine, robe fauve et muqueuses noires, est la race emblématique de la vallée à laquelle elle doit son nom. Rustique, elle supporte les fortes pentes, les écarts de température et les longues marches d’un parc à l’autre. C’est son lait qui alimente la filière du Beaufort.

Au col, les bêtes pâturent une pelouse d’altitude rase et discontinue, entre les affleurements calcaires. Le collier qu’elles portent n’est pas décoratif : il permet de les localiser sur des parcs très étendus.

Les clôtures, et ce qu’elles impliquent

Les parcs sont délimités par des clôtures électriques mobiles — fils fins tendus sur des piquets jaunes, déplacés au fil de la saison pour faire tourner le pâturage. Elles traversent parfois les sentiers.

  • Refermer systématiquement tout passage franchi.
  • Ne pas s’appuyer sur les fils ni les enjamber au hasard : ils sont électrifiés.
  • Contourner largement les bêtes plutôt que de traverser un groupe.
  • Tenir les chiens en laisse, sans exception.

Pourquoi ça compte pour le paysage

Ce pâturage d’altitude n’est pas un décor : c’est lui qui maintient les alpages ouverts. Sans troupeaux, la pelouse se refermerait progressivement en lande puis en fourré, et les grands espaces dégagés qui font l’intérêt du col disparaîtraient.

C’est aussi ce qui explique la cohabitation, l’été, entre remontées mécaniques et exploitation agricole sur les mêmes pentes : les pistes de ski sont des alpages le reste de l’année.

Observations de terrain, 5 août 2026.

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