Le hameau du Monal
Le hameau du Monal aligne une quinzaine de chalets d’alpage sur une terrasse herbeuse, à environ 1 870 m, adossés à la paroi et tournés vers le Mont Pourri. Murs de moellons, toitures de lauzes, greniers de bois : l’ensemble a conservé son architecture d’origine, ce qui lui a valu d’être classé au titre des sites.
Pourquoi le lieu est remarquable
Peu d’endroits en Tarentaise permettent d’embrasser d’un seul regard le bâti traditionnel et la haute montagne glaciaire. Ici, les chalets se détachent au premier plan et le glacier de la Gurraz ferme l’horizon. La forêt de mélèzes et les prairies de fauche complètent un paysage resté cohérent, faute d’aménagements récents.
Les lauzes de couverture, lourdes et irrégulières, imposaient des charpentes massives : c’est ce qui donne à ces toitures leur pente faible et leur allure ramassée, très différente des chalets reconstruits ailleurs dans la vallée.
Un hameau habité, pas un musée
Les chalets sont privés et plusieurs sont occupés durant l’été. Les prairies alentour sont fauchées ou pâturées, et les troupeaux montent de mai à septembre. Quelques règles simples s’imposent donc :
- Rester sur les sentiers et les chemins, ne pas traverser les prés.
- Ne pas entrer dans les cours ni s’approcher des ouvertures.
- Refermer les clôtures et portillons franchis.
- Tenir les chiens en laisse.
Sur place
Aucun commerce, aucun point d’eau potable, aucune poubelle : tout se porte à l’aller comme au retour. L’ombre est rare sur la terrasse, exposée plein sud — la lisière de mélèzes en contrebas offre les seules haltes fraîches.
Le vallon se prolonge au-delà du hameau vers les lacs et les alpages supérieurs, pour qui veut allonger la marche.
Observations de terrain, 2 août 2026.
